Rédigé par Cannelle Blanchard, créatrice de la marque Kitiwaké.

Il y a des sports que l'on découvre avec enthousiasme.

Le yoga.
La danse.
La course à pied.
Le pilates.
La randonnée.
Et tant d'autres ....

On commence avec envie ou par nécessité avec un corps en difficulté.
On se sent bien. On retrouve de l'énergie, du plaisir après l'effort, de la détente après un temps pour soi et parfois même une nouvelle relation à son corps. Comme si les sensations du corps reprenaient vie.

Et pourtant, quelques semaines, quelques mois ou quelques années plus tard, beaucoup de femmes ont arrêté.

Non pas parce qu'elles n'aimaient plus cette activité.

Non pas parce qu'elles n'en voyaient plus les bénéfices.

Mais parce qu'entre la vie quotidienne, les responsabilités, les changements personnels et les contraintes de toutes sortes, continuer à pratiquer est devenu plus difficile.

Pourquoi certaines pratiques que nous aimons finissent-elles par disparaître de notre quotidien alors que nous en avons tant besoin ?

Cette question mérite d'être posée.

 

Sommaire

Le mythe du manque de motivation

Lorsque l'on arrête une activité sportive, la première explication qui vient souvent à l'esprit est le manque de motivation, le manque d'envie de poursuivre.

Pourtant, la réalité est souvent plus nuancée.

La plupart des femmes savent parfaitement pourquoi elles pratiquent :

  • pour leur bien-être ;
  • pour leur santé ;
  • pour retrouver de l'énergie ;
  • pour prendre du temps pour elles ;
  • pour se sentir bien dans leur corps.
  • pour prendre soin d'elle ;
  • pour avoir un regard sur elle plus doux ;

Le problème n'est généralement pas l'absence de motivation.

Le problème est l'accumulation de petites difficultés qui finissent par rendre la pratique moins naturelle.

Une séance reportée.
Un emploi du temps plus chargé.
Une période intense.
Un corps épuisé.
Un changement familial ou professionnel.
Des douleurs chroniques.
Le manque de sommeil...

Les jours passent !

Puis deux semaines sans pratiquer.

Puis un mois.

Et progressivement, l'habitude, le rythme mis en place disparaît.

La charge mentale : un obstacle souvent sous-estimé

De nombreuses femmes jonglent quotidiennement entre plusieurs rôles :

  • professionnelle ;
  • mère ;
  • conjointe ;
  • aidante ;
  • organisatrice du quotidien.

Dans ce contexte, trouver une heure pour soi devient parfois un véritable défi.

La pratique sportive est souvent l'une des premières activités sacrifiées lorsque le temps manque.

Non pas parce que bouger n'est pas une nécessité.
Non pas parce que l'activité est moins importante.

Mais parce qu'elle paraît plus facilement reportable.

Le paradoxe est que c'est précisément dans les périodes les plus exigeantes que le mouvement devient essentiel.

Prendre le temps de souffler même 5 minutes chaque jour pour se reconnecter à soi dans un tourbillon d'injonction parfois.

Le rapport au corps évolue au fil de la vie

Notre corps change tout au long de la vie.

À l'adolescence.
Après une grossesse.
Avec l'âge.
Après une blessure.
Après une période de stress.
Lors de son cycle menstruel.

Et puis le regard que l'on porte sur soi parfois.
 

Ces transformations influencent forcément notre rapport à l'activité physique.

Certaines femmes cessent de pratiquer parce qu'elles ne se reconnaissent plus dans les représentations du sport qui leur sont proposées comme la pratique du yoga représenté par des corps filiformes et particulièrement souples.

D'autres recherchent simplement davantage de douceur, de confort ou de liberté dans un corps retrouvé.

Le sport n'est alors plus une question de performance.

Il devient un espace de reconnexion à soi. 

Les petites frictions qui découragent la pratique

On parle souvent des grands obstacles.

Mais les petits comptent aussi.

Une tenue qui glisse.
Une brassière inconfortable.
Un legging qui comprime.
Un tissu qui ne respire pas suffisamment, qui gratte, qui agace.
Une coupe difficile à enfiler et qui parfois empêche de bien respirer.

Pris séparément, ces détails semblent insignifiants.

Additionnés, nous n'avons plus envie de les porter. Ils deviennent des freins pour profiter pleinement de sa pratique.

Lorsque chaque séance demande un effort supplémentaire, même minime, la régularité finit par en souffrir.

À l'inverse, lorsque tout est simple, confortable et fluide, il devient plus facile de pratiquer. Le vêtement devient un véritable allié.

Le rôle discret des vêtements dans la continuité de la pratique

Un vêtement de sport ne devrait pas être une préoccupation.

Il devrait accompagner le mouvement sans l'interrompre. Mieux encore, il devrait même se faire oublier. 

Permettre de se concentrer sur la respiration.
Sur les sensations du corps dans l'effort qu'il soit doux ou intense.
Sur le plaisir simple d'être en mouvement.

Sur le plaisir aussi de se sentir bien dans sa tenue, de se sentir jolie, pour le regard que l'on porte sur soi avant tout.

Aujourd'hui, beaucoup de femmes recherchent :

  • du confort avant tout ;
  • de la liberté de mouvement ;
  • des matières agréables à porter ;
  • des vêtements capables de les accompagner du sport à la vie quotidienne ;
  • des produits conçus pour durer plutôt que pour être remplacés sans cesse.

Consommer devient alors un acte plus conscient, plus engagé.

Cette évolution est révélatrice.

Elle montre que le vêtement n'est plus seulement associé à la performance ou à l'apparence.

Il devient un allié du quotidien, au service du bien-être, de la pratique sportive et d'un mode de consommation plus respectueux de la planète.

Parce qu'au fond, la liberté de mouvement ne concerne pas uniquement le corps. Elle concerne aussi les choix que nous faisons pour nous-mêmes et pour le monde dans lequel nous vivons.

 

Repenser la pratique plutôt que la performance

Et si la vraie question n'était pas :

« Comment faire plus de sport ? »

Mais plutôt :

« Comment rendre la pratique plus facile à intégrer dans la vie réelle ? »

Peut-être que la régularité ne vient pas d'une pratique parfaite, mais de la simplicité avec laquelle nous pouvons la faire exister dans nos vies.

Peut-être que la liberté de mouvement compte autant que la motivation.

Peut-être qu'une pratique durable est avant tout une pratique qui trouve naturellement sa place dans notre quotidien

Ces questions continuent de nous habiter.

Comme vous le savez peut-être, l'activité de Kitiwaké s'est arrêtée il y a quelque temps, sans jamais vraiment disparaître.

Le temps d'un souffle.

Le temps de prendre du recul dans une vie où tout va parfois trop vite.

Mais certaines convictions restent intactes.

La conviction que le mouvement fait du bien.

La conviction que chaque femme mérite de pratiquer librement, à son rythme, selon ses envies et les différentes saisons de sa vie.

Depuis plusieurs mois, nous réfléchissons à l'avenir de la marque et à la manière dont elle pourrait continuer à accompagner les femmes dans leur pratique sportive.

Comment continuer à encourager cette liberté de mouvement qui nous est si chère ?

Comment répondre aux besoins des femmes d'aujourd'hui, sans perdre l'esprit qui a donné naissance à Kitiwaké ?

Avant d'imaginer la suite, nous avons envie d'écouter celles qui sont au cœur de cette réflexion : vous.

Nous avons préparé un court questionnaire pour mieux comprendre vos attentes, vos habitudes et votre vision du vêtement de sport aujourd'hui.

Répondre au questionnaire

Quelques minutes suffisent, et chaque réponse nous aidera à mieux comprendre les besoins réels des femmes en mouvement.

Le mot de la créatrice - Cannelle Blanchard

« La liberté de mouvement n'est pas une performance. C'est la possibilité de rester en lien avec soi, quelles que soient les saisons de la vie. »

Product added to wishlist